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 L'intelligence du cheval

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Joey
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MessageSujet: L'intelligence du cheval   Ven 1 Avr - 17:41

Définition du Petit Larousse

Intelligence :
Faculté de comprendre, de saisir par la pensée.
L’intelligence distingue l’homme de l’animal.
Aptitude à s’adapter à une situation et à choisir en fonction des circonstances.
Capacité de comprendre, de donner un sens à certaines choses.

Les chevaux que vous fréquentez comprennent sûrement "au pas", "au trot", "au galop", "ho, ho", "là" et peut être quelques autres expressions et, si vous êtes cavalier, vous avez probablement vu des chevaux qui répondaient aux demandes du moniteur alors que les cavaliers n'avait pas encore agi.
Est-ce la seulement une association" action = réaction" ?
Pour ceux qui n'ont pas encore monté un cheval et pensent s’initier à l’équitation, un moniteur est un professeur d'équitation tandis qu'un cavalier est la personne qui monte le cheval. Le moniteur (professeur) est la personne qui est généralement au sol et qui donne des directives pour que le cavalier puisse les retransmettre au cheval par le biais des aides (les rênes, la position du corps et évidemment les jambes). Exemple de demande: "au pas, au trot, au galop".
Il arrive souvent que le cheval qui comprend bien ces termes s'exécute avant que le cavalier n'ait eu le temps d'agir. C'est ce que l'on appel l'anticipation du cheval. Un cheval qui est trop "intelligent" ou qui répond trop rapidement à la voix du moniteur (professeur équestre) est en général un mauvais cheval d'école puisse que l'élève (cavalier) ne peux apprécier s'il a bien fait la demande ou pas, le cheval ayant exécuté l'ordre avant toute demande. Un bon cheval d'école doit "ignorer" les paroles du moniteur et ne se fier qu'aux demandes de son cavalier.
Il faut se méfier de l’anthropomorphisme : la tendance à attribuer aux êtres et aux choses des réactions humaines.
D'où vient le fait que certains chevaux puissent être si peu coopératifs ou rétifs ?
- on le remise et confine comme une machine à l'écurie où son cerveau fonctionne au ralenti pendant des heures ;
- on lui fait faire mécaniquement un travail ennuyeux ;
- on le récompense peu, alors que la motivation positive est capitale pour l'apprentissage et la mémorisation ;
- on le puni souvent parce qu’il a trop d’énergie au sortir de l’écurie alors que c'est le plus souvent néfaste ;
- on ne sollicite ni exerce ses capacités mentales, de sorte qu’il est incapable de comprendre son milieu et de s'y adapter convenablement.
La parole permet de donner des instructions précise, de compenser les aides approximatives ou mal comprises. Par la suite on laisse faire le cheval et on évite ainsi la passivité. Les instructions parlées permettent d'établir une meilleure relation avec le cheval et celui-ci peut exercer son potentiel d'intelligence.

Les critères de l'intelligence

Les spécialistes du comportement animal ont dégagé certains critères qui permettent de classer les espèces selon le niveau de leurs aptitudes mentales. Ils ont remarqué que les animaux les plus aptes à la résolution de problèmes assez complexes sur le plan pratique et sur celui du raisonnement sont ceux qui mettent longtemps à devenir adultes, ont une vie longue et se reproduisent lentement, ce qui est le cas des grands herbivores dont le cheval.
Pourquoi ?
Parce qu'une longue vie exige que l'animal s'adapte aux changements qui affectent son milieu au fil du temps, exige de lui qu'il comprenne ce milieu et se montre débrouillard. Pour cela, il faut aller longtemps "à l'école" des grands, être longuement éduqué par une mère qui ne soit pas débordée par une famille nombreuse. C'est le cas du cheval qui peut vivre très longtemps. Il ne devient adulte qu'entre 5 et 7 ans selon sa race et demeure assez longtemps près de sa mère qui le porte 11 mois et n'a qu'un poulain à la fois. Le jeu, activité favorite du cheval, développe chez lui une capacité à faire semblant, à imaginer et anticiper des réactions.
La mémoire
Toutes les opérations mnésiques nécessitent de l'intelligence. Inversement, on ne peut être intelligent si l'on oublie au fur et à mesure ce qu'on sait ou ce que l'on sait faire. Or la mémoire du cheval est réputée et à juste titre. Il en est de même pour tous les grands herbivores à la longévité importante : on ne peut s'adapter aux modifications de l'environnement si on ne sait pas utiliser ce qu'on a appris et retenu des diverses expériences antérieures.
La première condition pour une bonne analyse des données, c'est de les percevoir et d'avoir une capacité sensorielle bien développée.
Les sens du cheval sont importants :
- son ouïe est supérieure à la nôtre : il entend plus loin, perçoit des sons de basse fréquence et des ultrasons inaudibles pour l'homme ;
- la position de son œil lui permet un plus large champ de vision latérale, presque 340° ;
- son odorat est imbattable ;
- sa sensibilité tactile, accrue par les poils, lui permet de sentir les petites pattes de mouches trottinant sur lui et même le vol d'une guêpe à 20 cm.
Sensibilité performante, mémoire, faculté d'analyser des données, tout cela nécessite un cerveau capable d'enregistrer les données et de les traiter. Cela nécessite aussi un "câblage" adéquat. Les neurones ont une tendance naturelle à créer des connexions entre eux ; mais encore faut-il leur donner un petit coup de pouce, et si possible dans le bon sens. Dans un milieu artificiel, il existe de nombreux facteurs qui empêchent les connexions neuronales ou créent ces connexions de façons inadéquates :
- beaucoup d'objets, d'actions humaines sont sources d'un stress pour le cheval, suscitant des réactions irréfléchies et des associations inadéquates. L'utilisateur de celui-ci sait rarement lui rendre compréhensible tout ce qui se passe dans son environnement ;
- l'homme préfère souvent que le cheval travaille mécaniquement, sans comprendre, et empêche ces associations de se former, alors qu'il serait important et utile qu’elles existent.
- 23 heures par jour d'inactivité et de confinement dans le même cadre restreint ne sont pas faites pour structurer un cerveau équin qui sommeille beaucoup trop longuement.
Non, le cheval domestiqué n'est pas réellement intelligent en général. Oui, son potentiel d'intelligence est néanmoins important. Et voilà pourquoi on ne s'accorde pas entre utilisateurs : on ne parle pas de la même chose lorsqu'on emploie le mot "intelligence".
Le cheval ne naît pas intelligent (l'enfant non plus, à la base mais en a tout le potentiel), par contre, il peut le devenir si les circonstances sont favorables. Or les circonstances, ce sont les hommes qui les fabriquent. D'où un optimisme mesuré : les hommes mettront sans doute un certain temps à repenser leurs habitudes et à réaliser que les muscles ne répondent bien et volontiers que lorsque le cerveau qui les commande est lui-même en bon état de marche.
Osez seulement imaginer que, à peine 1 heure par jour, quelqu’un vienne vous voir et vous parle dans un langage qui vous est complètement étranger. Imaginez que vous êtes constamment dans un environnement que vous ne pouvez voir qu’en partie. Ne seriez vous pas un tout petit peu paniquez par moment ?
Pensez s’y : comment réagirions-nous si nous étions confinés 23 heures par jour dans une pièce à peine plus grande que l’espace d’un lit… Serions-nous les êtres dit intelligents que nous pensons êtres ?
Qu’en serait-il de notre « grande intelligence » si nous étions sans aucun stimulus extérieur pendant la majorité de notre vie ?
Pour conclure cet exposé, le cheval domestique pourrait avoir un cerveau plus développé et plus évoluer que celui qu’on lui connaît en général. Le cheval d’aujourd’hui, s’il était traité différemment et considéré comme un être à part entière aurait peut être une chance d'atteindre son plein potentiel et de se fait, de paraître plus intelligent. Malheureusement, nous sommes pour la plupart encore loin d’admettre que le cheval puisse évoluer sur un niveau se rapprochant de l’intelligence dite humaine.
Si vous voulez que votre cheval comprenne vos besoins, essayez d’abord de comprendre les besoins de votre cheval.

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MessageSujet: Re: L'intelligence du cheval   Ven 1 Avr - 17:53

La notion d’intelligence dépend du milieu dans lequel on se trouve, par exemple, pour un professeur de mathématiques, l’intelligence de l’élève dépendra de la manière dont il résout un problème ; pour un sportif, l’intelligence dépendra de la manière dont il appréhende le jeu …
De la même manière, on va définir l’intelligence du cheval en fonction de ce que l’on attend de lui. Donc, en général, l’intelligence du cheval est relative à sa façon de répondre aux attentes humaines. Pour un amateur d’obstacle, l’intelligence du cheval se remarquera dans sa manière de répondre aux sollicitations du cavalier, à sa façon d’aborder un obstacle, de sortir d’une ligne. Un cavalier d’extérieur s’attachera d’avantage aux peurs du cheval, à sa locomotion sur un terrain accidenté. Tout cela est très relatif : à un cavalier remarquant « ce cheval est idiot, il a traversé l’obstacle ! » on pourrait objecter « il est intelligent, il a compris que les barres tombaient toutes seules, pourquoi se fatiguer… »
Si certains voient de l’intelligence quand un cheval répond rapidement et spontanément aux demandes de l’homme, d’autres y voient, au contraire, de la bêtise. Selon eux, si le cheval se laisse monter et « dominer » par l’homme malgré sa force, c’est parce qu’il est dépourvu d’intelligence. Le cheval serait un animal intelligent, il ne se serait jamais laissé monté, attelé…
Ces points de vue sont, à plus ou moins grande échelle, anthropomorphiques car ils sous-entendent que le cheval est motivé par des buts humains : sauter une barre, se promener, être libre…
Le cheval est un animal régit par ses réflexes et ses émotions. Son but, comme celui de tous les animaux est de trouver, de préserver son confort, sa sécurité, sa vie (il en découle la survie de l'espèce.) On peut donc être porté à penser que l'intelligence du cheval est montrée dans sa capacité à préserver son confort. Par exemple, les poneys de mon premier centre équestre, selon les cavaliers qui les montaient, s'arrêtaient dans tous les coins pour crottiner, se ménageant ainsi une courte pose, régulièrement.
Différents spécialistes du cheval ont établi des tests pour tâcher d’évaluer l’intelligence équine ; ainsi, on pourrait penser que l’intelligence équine est déterminée par les résultats à ces différents tests. C’est cependant restrictif et tend à simplifier une notion particulièrement complexe.
Pour définir plus précisément l'intelligence du cheval, il convient alors, d'en trouver d'abord une définition générale.
« Faculté de comprendre de découvrir des relations (de causalité, d'identité....) entre les faits et les choses. » (dictionnaire Hachette)
De nombreux auteurs, psychologues, scientifiques... ont donné leur propre définition du concept. La définition de Douglas Hofstadter dans "Göedel, Escher, Bach" me semble particulièrement intéressante :

L'intelligence est la capacité de

- réagir avec souplesse aux situations qui se présentent
- tirer profit de circonstances fortuites
- discerner le sens de messages ambigus ou contradictoires
- juger de l'importance relative de différents éléments d'une situation
- trouver des similitudes entre des situations malgré les différences qui peuvent les séparer
- établir des distinctions entre des situations malgré les similitudes qui les rapprochent
- synthétiser de nouveaux concepts à partir d'anciens concepts assemblés différemment
- trouver des idées nouvelles
Voici donc des caractéristiques proposées à la manière de Douglas Hofstadter pour définir l’intelligence équine. Il faut garder à l’esprit que ce qui importe pour le cheval, ce à quoi va lui servir son intelligence, c’est l’obtention d’un maximum de confort. Celui-ci découle de sa sécurité, de la satisfaction de ses besoins naturels et de la loi du moindre effort.
En ce qui concerne la relation à l’homme, l’intelligence du cheval est très étroitement liée à sa capacité d’apprentissage donc à sa capacité mnémonique, ses facultés d’adaptation et de compréhension.
Comprendre une demande (humaine) ; comprendre, découvrir des relations entre les faits et les choses.
Lorsque nous parlons d'intelligence équine, le nom de Hans le malin nous vient fréquemment en mémoire. Il était capable de réaliser des additions simples et en donnait la réponse en frappant du pied. Au grand dam de son propriétaire, il s'est avéré que le cheval ne savait pas compter, mais qu'il repérait, à l'attitude de son maître, le moment de cesser de taper du pied. Et pourtant n'est-ce pas une merveilleuse preuve d'intelligence ? Ce cheval avait compris, précisément ce que l'on attendait de lui : taper du pied jusqu'à ce qu'un signe discret lui demande de s'arrêter.
Ainsi, tous les chevaux domestiques (ou la plus grande majorité) sont capables de comprendre, à condition que les choses leur soient posées correctement, ce que l'homme veut de lui. D’ailleurs, le dressage du cheval est en grande partie fondée sur sa compréhension des incitations humaines. Pour bien se faire comprendre du cheval, il vaut mieux, pour l’homme, s’inspirer du mode de communication équin, mais le cheval apprend rapidement à interpréter les comportements humains.

Discerner le sens de messages ambigus ou contradictoires

Le mode de communication équin est tel qu’il n’y a pas de place pour l’ambiguïté. Dans ces relations avec l’homme, celui-ci lui envoie fréquemment des messages contradictoires ou peu clairs. Le cheval arrive parfois, à tirer du contexte et de son expérience, la bonne réaction. Lorsqu’un cavalier débutant tire maladroitement sur ses rênes en mettant un coup de talon, le cheval d’école comprend généralement ce qu’il a à faire. Dans certaines situations, le cheval peut être capable de discerner des messages ambigus ou contradictoires.
Trouver des similitudes entre des demandes malgré les différences qui peuvent les séparer ; établir des distinctions entre des demandes malgré les similitudes qui les rapprochent ; comprendre de nouvelles choses à partir d’éléments anciens.
Danièle Gaussin, dans ses travaux de recherche sur le langage, a montré que le cheval, après l’apprentissage de la signification d’un terme était capable de le relier à un autre, et d’en déduire le sens d’une nouvelle demande : Le cheval sachant faire un cercle à droite, réalise à la demande un cercle à gauche. Pour faire cela, la jument a été capable de faire la distinction entre « cercle à droite » et « cercle à gauche » mais aussi de faire le rapprochement entre les deux demandes (cercle) et ainsi en tirer un nouveau « concept. » Cependant, le travail de Danièle Gaussin reste très particulier et la jument a été capable de telle réalisation grâce, je pense, à tout le travail préparatoire qui a largement stimulé son intelligence (au-delà des stimulations habituelles des chevaux de selle.)
De manière moins exceptionnelle, le cheval peut tirer certaines conclusions en faisant des rapprochements et des différences dans des situations diverses : ainsi on peut transposer la compréhension qu’a le cheval de différents ordres en main à la longe et à cheval. Par exemple, le cheval apprend à reculer en main, comprend que le mot « reculer » à la même signification lorsqu’il est en longe malgré l’attitude différente de l’homme et peut en comprendre aussi la signification lorsque le cavalier est à cheval : il repère des similitudes.
Le cheval apprend beaucoup par essais et erreur mais aussi par association entre différents éléments connus. On peut revenir à Danièle Gaussin et à sa jument qui, par exemple, « faisait un cercle et s’arrêtait sous l’arbre. » mais des éléments plus habituels montre que le cheval peut associer des éléments pour en comprendre un nouveau : Il peut par exemple associer l’action des rênes pour tourner avec celle de trotter, et comprendre qu’il doit garder le trot en changeant de direction.

Faire preuve d’une certaine capacité d’abstraction ou de symbolisation : établir des liens entre des symboles et la réalité

Dans beaucoup de définition, la notion d'intelligence est liée avec celle d'une certaine abstraction, ce dont le cheval est tout à fait capable, dans une certaine mesure.
En effet, les mots « marche », « trotte »... N'ont pas de liens directs avec les actions de marcher ou trotter, pourtant, le cheval apprend facilement à en comprendre le sens. D'une manière semblable, le cheval est capable de distinguer parmi divers symboles celui sous lequel se cache une friandise.
Il paraît que les chevaux qui travaillaient dans les mines de charbon de Pas de Calais jusqu'au milieu du siècle dernier savaient compter jusqu'à 18. C'était le nombre de wagonnets que les mineurs étaient autorisés à leur faire tracter. Mais s'ils étaient peu remplis, on en rajoutait 2 ou 3. Or, une fois le 18ème accroché, le cheval, qui avait écouté les bruits de roulements et d'accrochages, s'énervait et voulait se mettre en marche, sachant que le compte habituel était atteint !

Réagir avec à propos aux situations qui se présentent : avoir un comportement adapté

C’est-à-dire que le cheval va être capable de réagir de la manière la mieux adaptée possible, en respectant la loi du moindre effort, tout en restant en sécurité. Pour les humains, il s’agirait de ne pas se laisser gouverner par ses émotions ; cela est bien sûr non applicable au cheval qui est un animal émotionnel, cependant, une bonne utilisation de ses connaissances l’aide dans certains cas à agir de manière plus pondérée. Prenons le cas d’un animal sauvage qui aperçoit un mouvement suspect, la réponse liée à sa survie est de fuir, vite et loin. Cependant, le cheval peut adapter la durée de la fuite à la nature du prédateur et même renoncer à courir s’il se rend compte que le danger n’est pas réel. Dans la même situation, le cheval domestique peut utiliser son éducation pour savoir qu’il est en sécurité et s’épargner ainsi la fatigue d’un galop frénétique. Ainsi, de nombreux chevaux domestiques réagissent peu aux mouvements extérieurs lorsqu’ils sont dans leur pré car leur expérience leur a appris qu’ils y sont en sécurité. L’utilisation intelligente de cette connaissance peut leur éviter une fatigue inutile.

Être capable d’analyser la situation

En fait le cheval doit analyser la situation dans laquelle il se trouve et agir de la manière la plus appropriée possible. Par exemple, si le cheval se fait une prise de longe, il a de forte chance de tirer et de se blesser : cela est lié au comportement naturel du cheval et répond à son besoin de liberté lié à l’instinct de fuite. Cependant, certains chevaux sont capables de rester la jambe en l’air en attendant patiemment qu’on le libère (en particulier si on lui parle tranquillement à côté.)

Avoir des rapports sociaux cohérents

D’autre part, il est dans la nature du cheval de privilégier les relations harmonieuses. En effet, réagir envers les individus de manière propice à éviter les conflits est un des fondements de la société équine. En ce qui concerne l’aptitude à réagir avec souplesse aux situations, l’intelligence sociale du cheval n’est plus à démonter. On parle généralement d’instinct quand on se réfère au comportement social des équidés. Cependant, l’instinct est quelque chose d’inné, d’équivalent aux membres d’une même espèce ; ce n’est pas le cas pour tout les éléments du comportement social : il nécessite un apprentissage (de nombreux chevaux isolés jeunes ne savent pas se conduire correctement en troupeau) et tous les chevaux ne sont pas égaux dans leur position sociale (hiérarchique.) Il y a donc bien une source intellectuelle dans le fonctionnement social des équidés.

Tirer profit des circonstances

Bien sûr les chevaux savent, plus ou moins bien, tirer profit des situations, tout cavalier honnête peut le certifier : Combien de débutants se sont faits promener de touffe d’herbe en touffe d’herbe car leur poney tirait un magnifique profit de leur incapacité à le tenir correctement ! De la même manière, certains poneys testent le courant dans les fils avant de se faufiler dessous. D’ailleurs le cheval quoi qu’il fasse, n’exécute que pour en tirer du profit.

L’intelligence du cheval est donc sa capacité à :
- Comprendre une demande (humaine) ; comprendre, découvrir des relations entre les faits et les choses.
- Réagir avec à propos aux situations qui se présentent ; avoir un comportement adapté.
Elle est liée à sa capacité d’apprentissage et d’adaptation et dépend de sa capacité mnémonique. Elle a pour but de satisfaire à ses besoins naturels de sécurité, d’alimentation… et donc de lui procurer une sensation de confort. L’intelligence équine n’est pas une fonction des besoins humains, néanmoins, si l’homme s’assure que le cheval trouvera confort et sécurité en sa compagnie et en se pliant à ses requêtes, il pourra en profiter agréablement.

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