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 Sport: saut d'obstacles

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Joey
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MessageSujet: Sport: saut d'obstacles   Mer 8 Juil - 12:01

Le saut d’obstacles est un sport équestre qui se déroule dans un terrain délimité sur lequel ont été construits des obstacles. Les barres qui les composent sont mobiles et tombent lorsqu'elles sont touchées. Pour le et le cavalier la règle du jeu est de réussir à franchir les obstacles dans un ordre précis sans les renverser ou les dérober.


Généralités

Cette discipline est souvent enseignée dès le niveau débutant car, outre son aspect ludique, elle permet au cavalier d’acquérir des qualités indispensables à l’équitation dans sa globalité comme l’aisance, l’équilibre et la confiance.
En saut d'obstacles, le et son cavalier doivent se trouver en harmonie parfaite. Tel un centaure, et cavalier devront maîtriser de nombreux paramètres tels que l’impulsion, la vitesse, la trajectoire, le nombre et la longueur des foulées pour se garantir des sauts sans faute.
En parallèle avec le travail sur les obstacles, un indispensable travail de dressage, de musculation et d'assouplissement sur le plat est réalisé pour que le obtienne un dressage le plus fin possible et un potentiel physique optimal.


Histoire

Bien que les principes de l'équitation aient été déjà décrits par Xénophon, puis détaillés de plus en plus en profondeur au fil des siècles, on trouve très peu d'écrits sur l'équitation de saut d'obstacles avant la fin du XIXe siècle. En effet, avant la codification de la chasse à courre, par l'« English Enclosure Acts » au XVIIIe siècle, qui obligeait les chasseurs à suivre les traces de la meute et donc a sauter les obstacles se trouvant sur le passage, il n'y avait guère de raison pour sauter les obstacles dans la campagne.
Mais vers la fin du XIXe siècle, les chasses à courre à travers champs clôturés devinrent nombreuses tant en Grande Bretagne que sur le continent. Les courses d'obstacles et les concours hippiques devinrent de plus en plus populaires.
Malgré son avènement plutôt récent, ce sport a déjà beaucoup évolué.
Depuis toujours, les militaires et les chasseurs à courre anglais faisaient sauter leurs chevaux. Les cavaliers pensaient aider leur cheval à lever leur avant main pour sauter en tirant fortement sur les rênes à l'abord de l'obstacle.
À la fin du XIXe siècle, les Français inventèrent le principe des rênes coulissantes. Afin de permettre au cheval d'allonger son encolure pendant le saut, le cavalier gardait les doigts entrouverts pour laisser filer les rênes pendant le saut, tout en conservant le buste très droit, bien assis dans sa selle. Bien sûr, le cavalier remontait sur ses rênes dès la réception du saut pour préparer le saut suivant.
Au début du XXe siècle, Frederico Caprilli, un Italien, inventa la monte en suspension pour soulager le dos du cheval et préconisa le basculement du buste afin d'accompagner le mouvement du cheval pendant tout son saut. Encore de nos jours, les cavaliers montent à la façon de Caprilli.
Cette méthode fut expérimentée à Saumur avec la collaboration d'un cavalier de concours italien, le capitaine ALVISI, à l'initiative du colonel DANLOUX, écuyer en chef au début des années 30. Elle fit l'objet d'améliorations notables, notamment la tenue par les mollets au-dessous du diamètre du cheval, le genou "liant" et non fixe comme chez CAPRILLI, l'adoption d'une selle adaptée, dite selle DANLOUX. Le cadre noir (capitaines de VERNEJOUL, LAFFARGUE) enseignèrent ces nouveaux principes et l'équipe internationale de concours hippique les mit en pratique à quelques nuances d'interprétation près (capitaine Xavier BIZARD). Plusieurs auteurs les décrivirent dans leurs ouvrages: commandant LICART (Equitation raisonnée), commandant BENOIST-GIRONNIERE (Concours hippique).


Technique équestre

Le saut d'obstacles, de part ses spécificités, exige une technique équestre particulière. Afin que le cheval ait le dos plus libre et plus actif, le cavalier se tient très souvent en équilibre sur ses étriers. Les étriers sont réglés plutôt courts pour mieux suivre le cheval lorsqu'il saute. Le cavalier peut ainsi prendre appui dessus et déplier son corps et ses bras quand le cheval s'étire pendant le planer du saut. Le cheval a besoin de toute sa capacité athlétique pour enchaîner les obstacles. Aussi le cavalier se doit de communiquer avec lui par des moyens les plus légers et les plus discrets possibles, en évitant autant que faire se peut de perturber sa motricité et son équilibre.
Toutefois, sur certains sujets, les points de vue divergent et peuvent être la source de bien des discussions. Certains cavaliers utilisent des techniques qui conviennent bien à certains chevaux et cavaliers, mais moins aux autres.
C'est à chacun de faire la part des choses avec sa sensibilité, son expérience et ses chevaux. Toute sa vie, le cavalier cherchera sa propre équitation, puisant dans son expérience et s'aidant de ce que peut lui apporter l'expérience des autres. Au final, ce sont ses chevaux, s'il sait les écouter, qui lui diront s'il se trouve sur la bonne voie ou non.


La position

En général, les étriers sont réglés plus courts de façon à ce qu'ils se trouvent à la hauteur de la cheville du cavalier lorsque celui-ci a la jambe librement descendue le long du corps du cheval. Ceci n'est qu'indicatif. Selon la conformation du cavalier, son niveau équestre et ses habitudes propres, les étriers pourront être plus ou moins hauts. Ce réglage court permet au cavalier de prendre appui dans ses étriers pour mieux suivre son cheval lors du saut.
Le cavalier est assis dans le creux de sa selle, bien en équilibre sur ses deux fesses, le corps droit à la verticale.
Les bras tombent librement le long de son corps, les avant-bras sont dans le prolongement des rênes. Les mains sont tenues en avant au niveau du garrot du cheval, les coudes devant les hanches. Le pouce est fermé sur la rêne et l'index. Les autres doigts servent d'amortisseurs par rapport à la bouche du cheval ou à "jouer dans les doigts" afin de maintenir un contact souple avec lui.
Les cuisses sont sur leur plat, enveloppant le thorax du cheval. L'articulation du genou pointe vers l'avant de la selle. Il est important de garder son genou libre car cette articulation joue un rôle d'amortisseur. Les mollets affleurent sans serrer les côtes du cheval en arrière de la sangle.
En saut d'obstacles, il est préférable de chausser les étriers dans le premier tiers du pied afin de s'assurer un bon appui. Le talon doit être légèrement descendu, mais sans exagération, car l'angle des chevilles doit pouvoir se fermer pour amortir.
Position en suspension : le cavalier prend franchement appui sur ses étriers. Afin de conserver un équilibre au dessus de ses pieds il veillera à avancer son bassin sous lui et à maintenir un regard haut placé, devant lui. Cette position sous entend que le cavalier ne soit ni trop en avant ni trop en arrière, afin de ne pas gêner les mouvements du cheval. Si le cavalier est suffisamment confirmé dans cette position, le cheval est moins gêné par le poids du cavalier et peut mieux se servir de son dos.
Position à l'obstacle : certains cavaliers montent plutôt assis, d'autres plutôt en en suspension, en fonction de leur morphologie, de leurs habitudes propres ou de leur cheval. Entre le travail en dressage, sur le plat où la position assise est favorisée et un parcours de cross où la position loin de sa selle (en équilibre) est requise, il y a toute une gamme de positions que le cavalier de saut d'obstacles doit maîtriser et savoir exploiter. D'une manière très générale, dans un parcours de saut d'obstacles, les cavaliers sont en suspension sur le plat (entre les obstacles) et se rapprochent de leur selle dans les abords.


La décomposition du saut

- Phase de battue : Le cheval se rassemble, il modifie son équilibre pour mieux se propulser vers le haut. Pour cela, il arrondit son dos pour engager ses postérieurs sous lui et il tend son encolure vers l'avant. Le cavalier doit garder son buste très droit pour laisser au cheval la liberté de porter son devant vers le haut et ses mains doivent être liantes et s'avancer en même temps que l'encolure du cheval. Le cavalier est en équilibre à la verticale de ses pieds.
- Phase ascendante : L'avant main se lève pendant que les postérieurs prennent fortement appui sur le sol pour propulser le cheval au dessus de l'obstacle. Le cavalier se sert de l'appui sur les étriers pour suivre avec son corps le mouvement du cheval, ses fesses se retrouvant au dessus du garrot. Les mains suivent la bouche du cheval.
- Phase de planer : Le cheval s'étire au dessus de l'obstacle en étendant son bout du nez. Le cavalier accompagne le cheval en dépliant ses bras, toujours bien en équilibre sur ses étriers.
- Phase descendante : L'avant main du cheval bascule vers le bas tandis que l'arrière main se relève pour terminer le saut. Le corps du cavalier se redresse, le regard vers l'obstacle suivant. Certains chevaux ont une bascule très forte, leur dos devenant très vertical. Le cavalier doit veiller à bien pousser son bassin vers l'avant pour ne pas cogner dans sa selle.
- Réception : Les antérieurs touchent le sol assez loin de l'obstacle pour permettre aux postérieurs d'atterrir sans le toucher. Le cavalier amortit surtout grâce aux articulations des genoux et des chevilles.

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MessageSujet: Re: Sport: saut d'obstacles   Mer 8 Juil - 12:09

Formation

Formation des cavaliers

L'équitation de saut d'obstacles est un sport hautement technique qui exige de la souplesse, de la sensibilité et de l'expérience. La formation de base des jeunes cavaliers s'étale souvent sur une décennie. Mais en fait, la formation des cavaliers n'est jamais terminée et doit se poursuivre tout au long de leur carrière qui peut être très longue. Un bel exemple de longévité nous a été donné par Nelson Pessoa qui était toujours classé parmi dans les 10 premiers cavaliers mondiaux a plus de 60 ans. En vieillissant le cavalier perd de la souplesse et des réflexes, mais il compense cette perte par son expérience, une sensibilité affinée et une meilleure écoute des chevaux qu'il monte.


Formation des jeunes chevaux

Jusqu'à l'âge de 6 ans, le de saut d'obstacles est un "jeune ", mais sa formation se poursuit souvent jusqu'à plus de 8 ans. À partir d'environ 10 ans, le de saut d'obstacles est en général considéré comme mûr et expérimenté. Les grands champions ont souvent plus de 12 ans. À partir de cet âge, on travaille essentiellement pour maintenir tout leur potentiel physique aussi longtemps que possible, 16 ans ou plus. Baloubet du Rouet le de Rodrigo Pessoa était toujours au plus haut niveau international en 2006 à l'âge de 18 ans.
L'éducation à l'obstacle peut démarrer dès l'âge de trois ans en faisant sauter le jeune en liberté. Ce travail permet au jeune d'apprendre à régler seul sa battue et son saut sans être gêné par le présence encore inhabituelle du cavalier sur son dos.
Pour préserver son physique en pleine transformation et son mental, les séances de sauts en liberté doivent être assez espacées dans le temps et de difficulté graduelle. Le commence par franchir des barres au sol puis un croisillon abordé au trot puis au galop. Ensuite il saute un petit vertical, puis un oxer. Plus tard, il sera gymnastiqué grâce à des doubles.
Pour faire sauter un en liberté, il faut procéder dans un lieu clos avec au moins deux personnes munies de chambrières pour canaliser le poulain. Il n'est pas conseillé de faire sauter un en liberté si aucune des personnes présentes ne possède une expérience éprouvée des chevaux, du saut d'obstacles et du travail en liberté. En effet, par ces exercices, le jeune cheval doit être encadré par des instructeurs sûrs. À cette étape de sa vie, il est primordial de ne jamais lui demander plus qu'il ne peut donner. Il doit prendre confiance dans ses possibilités physiques et améliorer sa technique en toute sûreté.
Un cheval peut sauter en liberté de façon profitable pendant toute sa vie.
Pour les premiers sauts montés, comme pour le travail en liberté, il est bon de commencer par franchir des barres au sol puis des croisillons au trot. Le trot est une allure souvent utilisée pour les premiers sauts des jeunes chevaux. En effet, dans leur jeunesse, ils ne savent pas encore se servir à plein potentiel de leurs corps. Dans l'allure du trot, ils possèdent toujours deux pieds au sol, leur équilibre est donc plus facile à gérer.
Ensuite, pour leur apprendre à se relancer à la réception et enchaîner les sauts, l'éducateur leur fera sauter des petits parcours de croisillons au trot puis au galop lorsque tout se déroule bien au trot.
A ce stade, il est important de ne pas faire sauter les jeunes chevaux avec de la vitesse afin qu'ils ne soient pas obligés de réagir au dernier moment pour sauter, cette précipitation pourrait les faire paniquer. De par leur inexpérience, ils ont besoin d'observer pour doser leurs sauts. Mais il arrive très souvent que les jeunes chevaux aient un équilibre tel qu'ils ne peuvent pas encore galoper lentement, leur équilibre vers l'avant les poussant à accélérer l'allure. Une bonne partie du travail consistera donc à les habituer à un autre équilibre, plus reculé. Un bon exercice avec de tels chevaux est de leur faire exécuter un cercle après chaque obstacle sauté.
Le cavalier se sert du cercle pour rééquilibrer et rassembler sa monture pour aller sauter l'obstacle suivant dans les meilleurs conditions. Le contact avec la bouche du cheval durant l'exercice doit rester minime pour vérifier qu'il reste en équilibre.
Un peu plus tard, pour les muscler sur la hauteur, on leur fera franchir des croisillons-oxers. Comme le croisillon, ce type d'obstacle, plus bas au milieu, incite le poulain à sauter au centre. La barre de derrière donne la trajectoire en hauteur et en largeur. À ce stade du travail le cheval doit être confiant, il doit pouvoir venir sauter ces obstacles en conservant une régularité dans son allure sans modifier sa cadence et son amplitude dans les abords.
Enfin, le travail sur de petites lignes d'obstacles améliorera le style du saut. Il est capital de veiller à conserver les chevaux droits durant toutes les étapes du saut.
En cas de refus ou de désordre du cheval, le cavalier n'hésitera pas à baisser un peu les obstacles.
Quelques semaines avant le début de la saison de concours, les jeunes chevaux sauteront tous les types d'obstacles et ils seront confrontés à toutes sortes de soubassements. L'idéal est de les faire sauter un parcours d'entraînement sur un terrain qu'ils ne connaissent pas et de les habituer à la présence de nombreux autres chevaux. Ils seront ainsi moins apeurés lors de leurs premiers concours.


Obstacle

L'obstacle est l'élément clé de cette discipline. Il se présente sous de nombreuses formes et couleurs.
Un obstacle est classiquement constitué de barres, de chandelles et de chandeliers pour supporter les barres, de soubassements. En concours, des fanions (rouge à droite, blanc à gauche) et un numéro d'ordre sont ajoutés, l'apparence est soignée avec des chandeliers décoratifs et des soubassements variés.
Pour l'entraînement, les obstacles faciles à manipuler avec peu de soubassements et des chandelles légères sont préférés.
Les obstacles peuvent être de types variés : verticaux, oxers, obstacles de volée, rivières, doubles, triples, obstacles de terre. Les parcours de chasse et de derby comportent quelques obstacles naturels.
Outre ses caractéristiques propres, l'agencement d'un obstacle dans un parcours peut être déterminant sur son niveau de difficulté


Éléments d'un obstacle

Les barres: Les barres d'obstacles généralement en bois, peuvent cependant être constituées en matière synthétique (polypropylène) plus légère (manutention) et plus résistante (intempéries). Elles mesurent entre 3 mètres et 4 mètres. Leur diamètre va de 10 cm à 8 cm (barres de 8 ). Le poids et le diamètre des barres jouent un rôle très important en concours :
- plus la barre est légère et plus elle est susceptible de tomber dès que le cheval l'effleure,
- plus le diamètre de la barre est petit, plus cela donne à l'obstacle un aspect léger et moins les chevaux respectent l'obstacle. Devant la « légèreté » d'un obstacle, les chevaux peuvent avoir tendance à se laisser aller et donc à toucher et faire une faute.
La peinture des barres joue également un rôle, des barres pastel seront plus facilement négligées que des barres de couleur vive.
Il existe aussi des barres spéciales appelées « palanques ». Ces barres ne sont pas rondes comme habituellement, mais en forme de planches, droites ou courbes, voire ondulées.
Une barrière, comme sur l'obstacle de la photographie ci-contre, peut également être posée sur des taquets plats.

Les soubassements: En dessous des barres (entre les barres et sol) le chef de piste peut insérer un « soubassement ». Les soubassements peuvent être constitués d'objets extrêmement variés : haies, bidets, murets, maquettes de maisons, pneus, bidons, etc, etc. La présence ou non d'un soubassement sur un obstacle peut avoir beaucoup d'importance. En effet tel cheval inquiet va essayer de le regarder afin de mieux mesurer sa « dangerosité » ou tel autre moins inquiet ou mieux habitué considérera cet obstacle comme anodin.

Les chandelles et chandeliers: Les barres sont posées sur des fiches (aussi appelées taquets) encastrées dans des accessoires verticaux (chandeliers) assez lourds pour ne pas être dérangés à la moindre bourasque de vent. Pour les concours internationaux, les constructeurs rivalisent d'ingéniosité pour élaborer les chandeliers les plus impressionnants et les plus beaux possibles. Depuis quelques années, la tendance est aux barres très légères posées sur des taquets quasiment plats entraînant une faute à la moindre touchette.

Les fanions et les numéros: Les fanions servent à indiquer le sens dans lequel un obstacle doit être sauté. Les hommes de piste placent un fanion rouge à droite de chaque obstacle et un fanion blanc à gauche.
Les numéros sont placés devant le chandelier de droite. Ils indiquent l'ordre dans lequel les obstacles doivent être sautés.

Les fiches: Les fiches (dites encore taquets ou cuillers) se positionnent sur les chandeliers et servent à tenir les barres. Elles peuvent être creuses ou plates, la profondeur de leur concavité est définie par des normes, la norme française étant plus creuse que la norme internationale.
Depuis 2001, l'utilisation de fiches de sécurité, s'ouvrant automatiquement en cas de choc violent, est obligatoire sur les plans postérieurs des obstacles larges.

Les éléments de décoration: Des végétaux, arbustes et fleurs sont souvent disposés autour des obstacles. Ils sont agréables à l'œil, mais le chef de piste peut également les disposer sur le parcours pour augmenter la difficulté technique du tracé.
Les logos des sponsors sont souvent intégrés au dessin des obstacles.

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MessageSujet: Re: Sport: saut d'obstacles   Mer 8 Juil - 12:19

Types d'obstacles

- Obstacles élémentaires

Vertical: Tout l'obstacle est construit selon un seul plan vertical. On peut aussi appeler ce type d'obstacle, un droit.
Un mur est un obstacle entièrement constitué de pièces empilées de forme rectangulaire représentant des briques ou des pierres taillées.
Un croisillon est un vertical composé de deux barres dont une extrémité repose sur le sol, formant ainsi une sorte de croix. Le croisillon est notamment utilisé pour éduquer les jeunes chevaux au saut d'obstacles, car la partie basse de la croix les incite à sauter au milieu de l'obstacle avec franchise.

Oxer: L'oxer est un obstacle sur deux plans. La largeur peut-être plus importante que la hauteur. Pour sauter un oxer le cheval se rapproche de son pied (bas de l'obstacle) afin de couvrir toute la largeur. On dit qu'un cheval doit couvrir l'obstacle pour signifier qu'il doit s'étirer afin de bien sauter toute la largeur de l'oxer sans toucher.
Croisillon oxer : le premier plan est un croisillon et le deuxième plan une barre horizontale. De même que pour le croisillon vertical, le croisillon oxer est souvent utilisé dans la formation des jeunes chevaux.
Oxer carré : la barre de derrière est de la même hauteur que la plus haute barre de devant.
Oxer Éventail : l'obstacle est moins large d'un côté que de l'autre.
Oxer montant : la barre de derrière est assez nettement plus haute que la plus haute barre de devant.
Oxer polonais : les barres sont en croix ou en oblique à la place des barres horizontales.

Obstacle de volée: Un obstacle de volée est construit sur plusieurs plans de différentes hauteurs. La barre la plus près de l'appel doit être plus basse et la barre la plus loin de l'appel doit être la plus haute.
Un obstacle triple-barres" est un obstacle construit sur 3 plans. Cet obstacle est souvent appelé "barres de spa" bien qu'il existe quelques différences. En effet, l la spa est généralement constitué de plus de 4 plans, mais surtout, le premier plan est au niveau du sol et les suivants montent selon un angle d'une quarantaine de degrés. Cette forme d'obstacle a été créé à Spa en Belgique.
Un obstacle en éventail (cf oxer) peut être construit sur 2 ou 3 plans de hauteurs progressives.
Dans un parcours, la barre la plus haute de ce type d'obstacle peut être de 5 cm supérieure aux autres obstacles.

Rivière: La rivière est un obstacle redoutable à un petit niveau de compétition car les occasions d'entrainer les chevaux sur ce type d'obstacle sont rares pour un cavalier amateur. De plus, les rivières en dur sont de plus en plus rares car elles occupent une place fixe inexploitable pour autre chose dans une carrière d'exercice.
Dans les concours, pour remplacer les anciennes rivières fixes (en dur), on utilise très souvent des sortes de bidets géants. Cela confère au chef de piste une grande liberté puisque ainsi, il peut changer la rivière de place d'une épreuve à l'autre au cours d'un même concours.

Obstacle de terre: L'obstacle de terre est souvent une butte de terre qui donne un relief au terrain. Sur le dessus, il y a parfois la place de disposer des obstacles élémentaires (droits, oxer, spa). Les obstacles de terre deviennent rares sur les terrains de concours, car à l'instar des rivières en dur, ils occupent une place fixe difficilement exploitable.

- Combinaisons

Double: Un double est constitué de deux obstacles élémentaires disposés sur une ligne et séparés par zéro (saut de puce), une ou deux foulées. Le double le plus facile à négocier est le double de verticaux à deux foulées, le plus difficile étant le double d'oxers à une foulée.
Le double à option ou double optionnel est un type particulier de double. Un des éléments de la combinaison est composé de deux obstacles montés côte à côte et les concurrents choisissent l'obstacle à sauter. Ce type de combinaison doit permettre au cavalier qui choisit l'option la plus difficile, de gagner du temps pour aborder l'obstacle suivant. Le double à option est souvent employé dans les épreuves dites de chasse ou se disputant au barème C.

Triple: Un triple est constitué de trois obstacles élémentaires disposés sur une ligne et séparés par une ou deux foulées.
Le double le plus facile à négocier est le triple de verticaux à deux foulées + deux foulées, le plus difficile étant le triple d'oxers à une foulée + une foulée.


Compétition

Préambule

Les concours de saut d'obstacles servent à se mesurer aux autres. Ils sont, la plupart du temps le but ultime de cette discipline, bien qu'il existe de nombreux cavaliers même professionnels qui ne font jamais ou très peu de compétition. En effet, il existe des cavaliers de saut d'obstacles dont l'activité consiste à monter les chevaux à l'entraînement pour les préparer pour d'autres cavaliers qui les monteront en compétition. On peut aussi pratiquer ce sport, pour son plaisir sans ressentir d'attrait pour la compétition.
En concours, les chevaux doivent montrer des qualités athlétiques (force, adresse, souplesse, vitesse), morales (courage, générosité) et beaucoup de savoir faire, résultat de leur dressage et de leur expérience. Le cavalier, s'il veut se donner un maximum de chances de réussite, doit posséder à la fois les qualités d'éducateur et de pilote.
Le saut d'obstacles en compétition requiert une organisation complexe, de multiples concours et championnats sont organisés à travers le monde.


Règlement

Comme dans tout sport, les concours de saut d'obstacles obéissent à des règles. Les différentes nations, au niveau de leur règlement spécifique, essaient pour la plupart d'entre elles, de coller au plus près des règles internationales. Ces règles internationales sont mises à jour tous les ans par la Fédération équestre internationale.
Article détaillé : Règle de concours de saut d'obstacles.


Acteurs

Les concours de saut d'obstacles exigent une organisation complexe dans laquelle de nombreux acteurs sont requis.
Les compétiteurs qui se mesurent entre eux, les entraîneurs qui encadrent les compétiteurs, les chefs de pistes et les hommes de pistes qui réalisent les parcours, les juges de terrain garants du respect des règles, les juges au paddock qui organisent la détente des concurrents, les organisateurs dont le rôle peut varier de pilote et chef d'entreprise à homme et femme à « tout faire », les vétérinaires et les médecins sont incontournables pour un concours. Si les sponsors sont ardemment recherchés, d'autres spécialistes tels que les maréchaux-ferrants, les restaurateurs, les hôtesses d'accueil peuvent s'avérer indispensables dès que le nombre de participants augmente.


Parcours

Un parcours est composé d'obstacles variés, simples ou combinés, disposés sur le terrain dans un ordre déterminé par les chefs de pistes. Il est construit sur un terrain délimité de différentes nature (herbe, sable, etc.). Il est composé d'obstacles variés, simples ou combinés, disposés sur le terrain dans un ordre déterminé par les chefs de pistes. Tous les obstacles inclus dans le parcours doivent être franchis avec le moins de fautes possible.
Le terrain où se déroule une compétition de saut d'obstacles est appelé piste. Les personnes chargées de la manutention liée à la piste (monter les obstacles) sont appelés hommes de piste. Malgré les nombreuses femmes qui font fonction d'hommes de piste, il n'existe pas de féminin à cette expression. Les personnes chargées d'inventer les parcours (tracé, obstacles) et de manager les hommes de piste sont les chefs de piste, acteurs de saut d'osbtacles majeurs lors des concours.
Un parcours de Concours de Saut d'Obstacles (CSO) est construit sur un terrain délimité de différentes nature (herbe, sable, etc.). Il est constitué d'obstacles que les couples cavaliers chevaux devront sauter dans un ordre défini, en faisant le moins de fautes possible.
Le terrain où se déroule une compétition de saut d'obstacles est appelé piste. Les personnes chargées de la manutention liée à la piste (construction des obstacles) sont appelés hommes de piste. Malgré les nombreuses femmes qui font fonction d'hommes de piste, il n'existe pas de féminin à cette expression. Les personnes chargées d'inventer les parcours (tracé, obstacles) et de superviser les hommes de piste sont les chefs de piste.

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